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 LE BRUXISME

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Localisation : Alger, Algérie
Classe : Résident(e) en Orthopédie Dento-Faciale
Inscrit le : 07/01/2009

MessageSujet: LE BRUXISME   Ven 10 Juil 2009 - 14:34

LE BRUXISME
I Définition : C’est une action parafonctionnelle involontaire occasionnelle ou habituel, diurne ou nocturne des masticateurs se traduisant par le grincement, la crispation ou le craquement des dents.
Il serait le trouble fonctionnel le plus important dont bien souvent les patients n’ont pas conscience.
Il se manifeste aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.
II Les formes du bruxisme :
On a de plus en plus tendance à faire la différence entre un bruxisme diurne et un bruxisme nocturne.
Le diurne est silencieux tandis que le nocturne s’accompagne le plus souvent des bruits.
On peut être bruxomane de jour comme de nuit.
On dit que le bruxisme nocturne est excentré.
Genon caractérise le bruxisme des critères suivants :
1- il peut durer toute la vie ;
2- il se manifeste lors des périodes de crises et il est lié à des états de tension ;
3- le bruxomane grince les dents la nuit et se serre les dents le jour.
III L’étiologie :
Un certain nombre de facteurs ont été incriminés dans l’étiologie du bruxisme, on distingue 3 composantes étiologiques :
1- psychique ;
2- locale ;
3- générale.
1- La psychique :
a- la tension nerveuse ;
b- le stress psychique ;
c- les troubles émotionnels
jouent un rôle primordial dans l’apparition du bruxisme.
Celui-ci est fortement augmenté pendant les périodes d’examens et au cours des évènements ou la tension est la plus grande.
Pour Haller et ses collaborateurs, le bruxisme dénote une forme de frustration.
2- La générale :
On parle plutôt d’affections neuropathologies, de troubles gastro intestinaux, d’allergies.
Chez les enfants, on a noté les infections nasales, laryngées et les troubles stomacaux.
Tous les troubles organiques agissent sur l’état émotionnel du sujet et sur son tonus musculaire serait prédisposants, on note dans ce cadre :
 les dysfonctionnements endocriniens.
 Les troubles neurologiques
 Les troubles neuromusculaires
 Les carences en Magnésium.
3- La locale :
Dans ce cas on considère les forces occlusales et les facteurs buccaux,
a- Les facteurs occlusaux :
Karoly a été le premier à signaler le rôle des interférences occlusales dans l’apparition du bruxisme.
On dit alors qu’il a pour origine une zone gâchette ( trigger zone).
Jankelson a provoqué expérimentalement un bruxisme en plaçant des amalgames en surocclusion chez des singes.
D’après Dargent, une zone de contrainte occlusale ne peut entraîner un bruxisme que si l’état neuropsychologique du patient l’y prédispose.
b- les facteurs buccaux :
 Les capuchons muqueux des DDS ;
 Les hypertrophies gingivales ;
 Les affections parodontales ;
 Les irritations gingivales au cours de la dentition chez l’enfant ;
 Les irritations gingivales liées à la mobilité des dents temporaires ;
 Les irritations liées à l’éruption engendrant de nouveaux contacts qui peuvent devenir des zones gâchettes.
Le système proprioceptifs n’intervient pas pour empècher le grincement ou la crispation des dents parce que la durée, la fréquence et la charge de ces contacts dentaires dépassent de loin le seuil d’excitation de ce système.
IV Les signes clinique :
1- Musculaire :
 Une augmentation du tonus musculaire ;
 Une hypertrophie musculaire ;
 Une fatigue musculaire au réveil ;
 Des douleurs à la palpation et des spasmes musculaires.
2- articulaire : des douleurs et des craquements de l’ATM.
3- Les signes dentaires :
 Les facettes d’usure ;
 Les microfelures et microfractures ;
 L’augmentation de la mobilité dentaire ;
 Les douleurs à la pressions des dents surchargées ;
 La sensibilité dentaire au froid .
4- les signes parodontaux :
 L’élargissement de l’éspace desmodontales ;
 Une trabéculation osseuse plus dense.
V Le traitement :
Il est double, occlusal et psychique,
La gouttière occlusale peut être employée dans le traitement du bruxisme, c’est un appareil en résine acrylique amovible qui recouvre les faces occlusales et s’étend jusqu’au bombé vestibulaire et linguale des dents.
Elle a la forme d’une surface plane et lisse qui protège le parodonte et la musculature contre les chocs des forces latérales de bascules qui sont habituellement crées par les mouvements mandibulaires du bruxisme.
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Eureka

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Localisation : Blida
Classe : Chirurgien Dentiste Généraliste
Inscrit le : 14/01/2009

MessageSujet: Re: LE BRUXISME   Sam 14 Nov 2009 - 19:23

bonjour!
merci bien incidere
pour le traitement psychique asque on oriente notre patient bruxomane chez un psychologue ou quoi faire?
et j'ajoute ; le traitement médicale (antinflammatoire) suffit à lui seul quand il s'agit d'un bruxisme qui n'est pas aigu
pas de facette d'usure importante et de léger douleur d'ATM et on garde la gouttière de relaxation pour les cas aggravé
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benbouziane



Messages : 19
Localisation : tlemcen
Classe : 4ème année, Médecine Dentaire
Inscrit le : 03/02/2010

MessageSujet: la therapeutique de bruxisme   Mer 3 Fév 2010 - 20:12

Incidere a écrit:
LE BRUXISME
I Définition : C’est une action parafonctionnelle involontaire occasionnelle ou habituel, diurne ou nocturne des masticateurs se traduisant par le grincement, la crispation ou le craquement des dents.
Il serait le trouble fonctionnel le plus important dont bien souvent les patients n’ont pas conscience.
Il se manifeste aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.
II Les formes du bruxisme :
On a de plus en plus tendance à faire la différence entre un bruxisme diurne et un bruxisme nocturne.
Le diurne est silencieux tandis que le nocturne s’accompagne le plus souvent des bruits.
On peut être bruxomane de jour comme de nuit.
On dit que le bruxisme nocturne est excentré.
Genon caractérise le bruxisme des critères suivants :
1- il peut durer toute la vie ;
2- il se manifeste lors des périodes de crises et il est lié à des états de tension ;
3- le bruxomane grince les dents la nuit et se serre les dents le jour.
III L’étiologie :
Un certain nombre de facteurs ont été incriminés dans l’étiologie du bruxisme, on distingue 3 composantes étiologiques :
1- psychique ;
2- locale ;
3- générale.
1- La psychique :
a- la tension nerveuse ;
b- le stress psychique ;
c- les troubles émotionnels
jouent un rôle primordial dans l’apparition du bruxisme.
Celui-ci est fortement augmenté pendant les périodes d’examens et au cours des évènements ou la tension est la plus grande.
Pour Haller et ses collaborateurs, le bruxisme dénote une forme de frustration.
2- La générale :
On parle plutôt d’affections neuropathologies, de troubles gastro intestinaux, d’allergies.
Chez les enfants, on a noté les infections nasales, laryngées et les troubles stomacaux.
Tous les troubles organiques agissent sur l’état émotionnel du sujet et sur son tonus musculaire serait prédisposants, on note dans ce cadre :
 les dysfonctionnements endocriniens.
 Les troubles neurologiques
 Les troubles neuromusculaires
 Les carences en Magnésium.
3- La locale :
Dans ce cas on considère les forces occlusales et les facteurs buccaux,
a- Les facteurs occlusaux :
Karoly a été le premier à signaler le rôle des interférences occlusales dans l’apparition du bruxisme.
On dit alors qu’il a pour origine une zone gâchette ( trigger zone).
Jankelson a provoqué expérimentalement un bruxisme en plaçant des amalgames en surocclusion chez des singes.
D’après Dargent, une zone de contrainte occlusale ne peut entraîner un bruxisme que si l’état neuropsychologique du patient l’y prédispose.
b- les facteurs buccaux :
 Les capuchons muqueux des DDS ;
 Les hypertrophies gingivales ;
 Les affections parodontales ;
 Les irritations gingivales au cours de la dentition chez l’enfant ;
 Les irritations gingivales liées à la mobilité des dents temporaires ;
 Les irritations liées à l’éruption engendrant de nouveaux contacts qui peuvent devenir des zones gâchettes.
Le système proprioceptifs n’intervient pas pour empècher le grincement ou la crispation des dents parce que la durée, la fréquence et la charge de ces contacts dentaires dépassent de loin le seuil d’excitation de ce système.
IV Les signes clinique :
1- Musculaire :
 Une augmentation du tonus musculaire ;
 Une hypertrophie musculaire ;
 Une fatigue musculaire au réveil ;
 Des douleurs à la palpation et des spasmes musculaires.
2- articulaire : des douleurs et des craquements de l’ATM.
3- Les signes dentaires :
 Les facettes d’usure ;
 Les microfelures et microfractures ;
 L’augmentation de la mobilité dentaire ;
 Les douleurs à la pressions des dents surchargées ;
 La sensibilité dentaire au froid .
4- les signes parodontaux :
 L’élargissement de l’éspace desmodontales ;
 Une trabéculation osseuse plus dense.
V Le traitement :
Il est double, occlusal et psychique,
La gouttière occlusale peut être employée dans le traitement du bruxisme, c’est un appareil en résine acrylique amovible qui recouvre les faces occlusales et s’étend jusqu’au bombé vestibulaire et linguale des dents.
Elle a la forme d’une surface plane et lisse qui protège le parodonte et la musculature contre les chocs des forces latérales de bascules qui sont habituellement crées par les mouvements mandibulaires du bruxisme.
please
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Localisation : Alger, Algérie
Classe : Résident(e) en Orthopédie Dento-Faciale
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MessageSujet: Re: LE BRUXISME   Ven 19 Fév 2010 - 20:12

Eureka, je te remercie pour ta question, et je suis dsl si je réponds très en retard à ta question!
Le traitement du brixme sera en éliminanant son étiologie qui est certe double locale et générale, le travail du dentiste se focalisera sur l'étiologie locale qui est due dans pas mal de cas à l'existence d'interférences occlusales, des amalgames en sur occlusions etc.., mais des études ont prouvé que qqe soit la gravité ce facteur dit-local- , un bruxisme ne se déclenchera pas sans une étiologie psychique donc l'orientation du malade pour une exploration psychologique et à ce moment là ça dépassera le dentiste, en ce qui est de la gouttière, ça ne s'agit pas d'un trt de fond mais plutot de réeducation.
Les AI n'ont pas d'indication dans ce contexte.
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