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 l'examen de l'occlusion en paro

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chaima cham



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Localisation : annaba
Classe : 4ème année, Médecine Dentaire
Inscrit le : 28/09/2014

MessageSujet: l'examen de l'occlusion en paro   Mar 21 Oct 2014 - 21:58

L’EXAMEN DE L’OCCLUSION
_____________________________


1. INTRODUCTION
L’anatomie de l’occlusion et de l’articulation dentodentaire doit être analysée selon l’aspect fonctionnel de la manducation. L’occlusion s’établit à la fin du mouvement de fermeture ; lors de la mastication et de la déglutition, elle implique par conséquent des relations de contacts dentodentaires. L’ensemble de ces relations doit être étudié tant du point de vue statique (intercuspidie) que sur le plan de la cinématique mandibulaire (intercuspidation). L’occlusodontologie est un domaine complexe qui ne peut pas se restreindre à la seule étude des contacts dentodentaires. Un grand nombre de principes tentent et participent à la compréhension de ce domaine.

2. TERMINOLOGIE
• Occlusion : On appelle occlusion, l’établissement d’un contact entre les dents des arcades antagonistes.
• L’intercuspidie est réalisée lorsque toutes les unités dentaires mandibulaires entrent en contact avec les unités dentaires antagonistes maxillaires. C’est l’occlusion habituelle ou occlusion de fonction.
• Position d’intercuspidation maximale: C'est une relation entre le mandibule et le maxillaire supérieur conditionnée par la présence des dents. C'est la position dans laquelle il existe le maximum de contact entre les dents des deux arcades.
• Relation Centrée : relation osseuse entre la mandibule et le crâne dans laquelle les condyles sont dans une position la plus haute et la plus reculée.
• Occlusion Centrée : C'est la position pour laquelle les dents sont en intercuspidation maximale alors que la mandibule est en relation centrée.
• Protrusion : Position antérieure de la mandibule à partir de l'occlusion centrée ou de la position intercuspidation maximale.
• Latéralité : Position latérale de la mandibule à partir de l'occlusion centrée ou de la position intercuspidation Maximale.
Côté travaillant - côté sur lequel la force s'exerce.
Côté non travaillant = (côté balançant) côté opposé à celui sur lequel la force s'exerce,
• Prématurité : Contact dento-dentaire survenant lors de la fermeture en intercuspidie maximale (ICM) ou relation centrée avant l'établissement du maximum de contacts occlusaux dans cette position.
• Interférence : Contact dento-dentaire survenant lors de mouvements de latéralité ou de propulsion sur des dents qui normalement ne devraient pas se toucher lors de ces mouvements.

I . RAPPORTS D’OCCLUSION
1. RAPPORTS STATIQUES
La détermination des relations statiques interarcades s’effectue dans les trois sens de l’espace.

1.1 Sens transversal (Frontal)
1.1.1 Rapports en intercuspidie
1.1.1.1 Lignes interincisives (Déviation des milieux)
Pour une bonne analyse des rapports dentaires dans le sens transversal, il est nécessaire d’observer, en occlusion, la coïncidence ou la non-coïncidence des lignes interincisives, par rapport au plan sagittal médian. Une absence d'alignement entre les deux lignes inter-incisives traduit un problème en postérieur, à moins qu'on ne se trouve en présence d'un encombrement au niveau du secteur antérieur.

1.1.2 Secteurs latéraux
Une dent ou un groupe de dents peuvent présenter des rapports exagérés (vestibuloversion ou vestibulocclusion) ou inverses (linguoversion ou linguocclusion).
Une déviation des milieux, associée à une linguocclusion unilatérale des dents maxillaires, doit toujours faire penser à une latérodéviation mandibulaire ou latéromandibulie.

1.1.2 Rapports en désocclusion
• Courbe de Wilson
En regard des premières prémolaires, la ligne reliant les pointes cuspidiennes maxillaires peut être plane ou concave vers le bas. En regard des secondes prémolaires maxillaires, la ligne reliant les pointes cuspidiennes est droite ou convexe. Puis, la convexité s’accroît en regard des premières, puis des secondes molaires maxillaires (Wilson) (fig.1).


Figure 1. Dans le plan frontal, la convexité de la courbe imaginaire passant par les pointes cuspidiennes va en diminuant depuis les deuxièmes molaires jusqu’aux
premières prémolaires (Courbe de Wilson).


1.2 Sens antéropostérieur (Sagittal)
1.2.1 Rapports en intercuspidie
1.2.1.1 Classification d’Angle
Pour Angle 1899: « les premières molaires supérieures étant les premières dents définitives à apparaître sur l’arcade, elles exercent un contrôle sur la position que les autres dents, antérieures ou postérieures à elles, occuperont au moment de leur éruption respective. Les autres dents, somme toute, évoluent autour d’elles ». La même importance est attribuée aux canines supérieures ; leur position précise la position des molaires supérieures. Selon les relations antéropostérieures existant entre la denture maxillaire et la denture mandibulaire, Angle distingue trois classes.
• La classe I : les rapports mésiodistaux des premières molaires supérieures et inférieures sont normaux : les dents mandibulaires sont en mésiocclusion d’une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires (la cuspide mésiovestibulaire de la dent de 6 ans supérieure s’articule avec le sillon compris entre la cuspide mésiovestibulaire et la cuspide centrovestibulaire de la dent de 6 ans inférieure) (fig.2).
En association avec une classe I dentaire, il est fréquent de rencontrer des anomalies alvéolodentaires touchant essentiellement les dents antérieures : proalvéolie incisive, linguoversion, linguocclusion des incisives supérieures, canines en infra- ou vestibuloposition, dents retenues et incluses, malpositions individuelles.


Figure 2 (A & B): Engrènement dentaire en classe I d’Angle.

• La classe II : la première molaire permanente inférieure est en occlusion distale par rapport à son homologue supérieure.
Cette classe dentaire comporte deux divisions caractérisées par une position différente des incisives supérieures.
La classe II, division 1 : occlusion distale, vestibuloposition des incisives supérieures.
La classe II, division 2 : occlusion distale, incisives centrales supérieures en linguoposition, incisives latérales supérieures en version vestibulaire.

• La classe III : la première molaire inférieure est en occlusion mésiale par rapport à la molaire supérieure.
On note fréquemment une occlusion inversée des dents antérieures.

1.2.2 Surplomb incisif (Overjet)
Le surplomb est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et les incisives centrales inférieures. Cette distance est mesurée parallèlement au plan occlusal ; sa valeur moyenne est de 2 mm.
Le surplomb peut être normal, exagéré ou inversé.
La mesure du surplomb incisif se fait à l’aide d’une réglette métallique placée tangentiellement au bord libre des incisives centrales supérieures et mise au contact des incisives centrales inférieures, suivant une parallèle au plan d’occlusion.
La mensuration se fait en demi-millimètres ; il est classique de l’affecter d’un signe plus si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe moins dans le cas contraire (fig.3).
Dans le cas d’une position asymétrique des incisives, la mesure s’effectue au niveau de l’incisive la plus vestibuloversée.


Figure 3 : Mesure du surplomb incisif.

1.2.2 Rapports en désocclusion
• Courbe de Spee :
Les cuspides des deux arcades s’organisent selon une courbe imaginaire partant de la cuspide vestibulaire de la première prémolaire, et se terminant en regard de la cuspide distale de la dernière molaire. Cette courbe est appelée courbe de Spee, dont la concavité est dirigée vers le haut (fig.4).
La courbe de Spee est :
exagérée : si la concavité est prononcée,
inversée : si la concavité est inférieure et
horizontale : s’il y a une abrasion prononcée.




Figure 4. Dans le plan sagittal, la courbe de Spee concerne, pour certains auteurs, les cuspides vestibulaires maxillaires, pour d’autres les cuspides vestibulaires mandibulaires. Spee n’a en fait décrit qu’une courbe intéressant les cuspides linguales maxillaires.


1.3 Sens vertical
Le recouvrement détermine les rapports interarcades dans le sens vertical.
Il existe un recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires (Overbite). Ce recouvrement est normalement de 2 à 2,5 mm au niveau incisif et diminue progressivement en direction postérieure.
La supraclusion est l’excès de recouvrement au niveau incisif. L’infraclusion ou béance est l’insuffisance ou l’absence plus ou moins importante de recouvrement incisif mais peut aussi représenter l’absence de contacts occlusaux au niveau des secteurs latéraux.
Le cross Bite : c’est le recouvrement inversé.

II. RAPPORTS INTERARCADES DYNAMIQUES
1. L’examen des contacts occlusaux en rétursion (relation centrée)
1.1 Recherche de la décontraction musculaire:
Une hypertonie des muscles masticateurs ou une douleur articulaire peuvent s’opposer au mouvement de rétrusion et rendre impossible la recherche de la relation centrée pour traiter ces cas difficiles et établir le diagnostic, on a recours à la confection d’une gouttière occlusale en résine qui conduit le patient vers une décontraction complète.
1.2 Recherche de la relation centrée:
Quand les spasmes musculaires et les douleurs articulaires sont éliminés, nous pouvons rechercher la relation centrée pour replacer les condyles dans la position la plus postérieur et d’une manière symétrique.
Il faut en premier obtenir du patient.
- Une détente psychique et émotionnelle.
- Un relâchement musculaire.
Les méthodes de recherche de la relation centrée, sont variées nous préconisons la méthode de Peter Dawson. La technique est la suivante:
A: Nous demandons au patient d’ouvrir grand la bouche très grand et de la maintenir ouverte. Nous plaçons alors le pouce sur la face vestibulaire des incisives inférieur, sans exercer de pression.
B: Après trente secondes environs, nous demandons de fermer doucement, très doucement, on accompagne le chemin de fermeture, nous sentons le décrochement vers l’arrière au moment où les condyles se placent en relation centrée, nous guidons le mouvement de fermeture en relation centrée.
C: Il est nécessaire d’apprendre au patient à reconnaître l’existence du premier contact, nous répétons plusieurs fois le mouvement
1.3 Marquage des contacts prématurés:
1er temps : Marquer, les points supports de l’occlusion en P.I.M il est très important de noter ces points qui maintiennent la stabilité occlusale et qu’on retouche qu’avec prudence.
2ème temps : Placer sur le groupe molaire et prémolaire du maxillaire, du côté droit et du côté gauche, une feuille de cire occlusale. Le côté brillant de la cire est appliqué sur les faces occlusales, elles peuvent être légèrement chauffées pour obtenir une meilleure adhérence.
3ème temps : En position de relation centrée, le premier contact percera la cire, la pointe cuspidienne apparente est marquée au crayon gras.
4ème temps : Nous demandons au patient de serrer les dents à partir du contact prématuré. Il faut alors observer attentivement le déplacement mandibulaire jusqu’à la P.I.M ce glissement peut être antérieur ou antero-latéral.
5ème temps : L’emplacement du contact prématuré et la direction, du glissement en P.I.M. sont notés sur le schéma occlusal sur la fiche dentaire.

Pour entreprendre ultérieurement une thérapeutique occlusale valable, il est souhaitable que des rapports inter-arcades en relation centrée enregistrés soient transférés et analysés sur des modèles montés sur un articulateur, de préférence semi-adaptable avec guide antérieur variable. S'il existe des mobilités dentaires, l'enregistrement des rapports inter-arcades doit être effectué à l'aide de matériaux très mous, qui ne se déplacent pas sur les dents. Une contention sera parfois mise en place.

2. L’examen des contacts occlusaux en protrusion
On demande au patient d’avancer les incisives inférieures en conservant le contact des dents supérieures et de s’arrêter au bout a bout.
Le mouvement est rarement bien exécuté la première fois : le contact n’est pas maintenu et le mouvement est trop rapide.
Lorsqu’on obscure une déviation, nous devons rechercher un mouvement rectiligne de manière a repérer l’interférence, il faut que le patient répète ce mouvement.

Antérieurement :
Cas idéal : contact des 2 incisives centrales supérieures avec les 4 incisives inférieures.
Interférence protrusive travaillante = tout contact dentaire qui empêche la réalisation du cas idéal,

Postérieurement :
Cas idéal = Côtés (droit et gauche) désoclusion. C’est à dire pas d’interférence protrusive non travaillante.
Interférence protrusive non travaillante = tout contact dentaire postérieur empêchant la désoclusion postérieure.

3. Examen des contacts occlusaux en latéralité (diduction):
Examen des contacts occlusaux en latéralité est peut être l’étape la plus importante de l’examen de l’occlusion, car les obstacles en latéralité sont très souvent à l’origine du syndrome, algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur.
Le mouvement de latéralité :
Le mouvement de latéralité représente le trajet, qu’effectue la mandibule lorsque les dents inférieures glissent latéralement sur les faces internes des cuspides vestibulaires des dents maxillaires et plus particulièrement sur la face palatine de la canine supérieure.
Les surfaces sur les quelles glissent les cuspides supports inférieures sont appelées surfaces de guidages, lorsque la mandibule se déplace latéralement, il y’a un côté travaillant, c’est le côté fonctionnel et un côté non travaillant, c’est le côté non fonctionnel.
Les canines interviennent de manière privilégiée dans les mouvements de diduction mais d’autres unités dentaires peuvent accompagner la canine dans la trajectoire mandibulaire terminale.

• Côté travaillant: L’examen du côté travaillant a pour but d’identifier la ou les surfaces de guidage qui conduisent la fonction latérale. 3 fonctions peuvent se présenter :
- Fonction Canine : la canine qui guide le mouvement.
- Fonction groupe : plusieurs dents guident le mouvement
- Fonction antéro-latérale = participation des canines et des incisives latérale.
• Côté non travailant : Désoclusion immédiate et totale du côté non travaillant.
S’il y a un contact on parle d’interférance non travaillante en latéralité,


N.B
• Si les molaires du côté non travaillant, participent à la fonction latérale, avec la même intensité que les dents du côté travaillant, nous avons une occlusion dite « balancée ».
• Lorsque les canines interviennent seules dans la partie terminale du mouvement fonctionnel, et qu’aucune autre dent n’entre en contact, la relation cinétique est de type protection canine pure.
• L’absence de participation de la canine au mouvement mandibulaire de latéralité est un facteur prédisposant à la dysfonction des articulations temporomandibulaires (ATM).On parle alors de fonction nulle ou interférence travaillante latérale.
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Sam!



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Localisation : Blida
Classe : 6ème année, Médecine Dentaire
Inscrit le : 22/08/2015

MessageSujet: Re: l'examen de l'occlusion en paro   Sam 22 Aoû 2015 - 22:09

merci tres bonne exp
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