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 Maintenance en paro

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meriem-dr

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Messages : 14
Localisation : sidi belabess
Classe : 5ème année, Médecine Dentaire
Inscrit le : 18/02/2010

MessageSujet: Maintenance en paro   Sam 21 Avr 2012 - 16:05

saluuuut ....svp j'ai besoin des informations sur la maintenance en paro....c urgent!!! Rolling Eyes merciii d'avance
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meriem-dr

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Localisation : sidi belabess
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MessageSujet: Re: Maintenance en paro   Ven 18 Mai 2012 - 15:37

LA MAINTENANCE APRÈS TRAITEMENTS
M. Yardin*-M Perrin*-J Abjean**-JF Michel***
PLAN
Introduction.
1. Aspects psychologiques de la maintenance
2. La maintenance en parodontologie
2.1. La maintenance personnelle
2.2. La maintenance professionnelle
3. Frequence des rappels
Conclusion



INTRODUCTION.
On pourrait définir la Maintenance comme un ensemble de moyens personnels et professionnels permettant un contrôle efficace de la plaque bactérienne après interventions.
La maintenance personnelle se confond avec une hygiène dentaire soigneuse, au long cours, effectuée par le patient lui-même .
La maintenance professionnelle est effectuée par le praticien au cours de séances de contrôle clinique et de renforcement de la motivation .
La maladie parodontale, comme toute affection chronique et récidivante, doit être surveillée pour éviter toute aggravation ou récidive. Les parodontites sont des affections polyfactorielles où le facteur "PLAQUE BACTÉRIENNE" joue un rôle central qu’il faut maitriser; l’écologie buccale étant ce qu’elle est (flore commensale, plaque perpétuellement reconstituée). On ne peut parler d’éradication de la plaque, qui n'est d'ailleurs ni souhaitable, ni possible, mais de désorganisation, de modifications, de contrôle.

1. ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DE LA MAINTENANCE.

Nous savons que les motivations et la persévérance de nombreux malades atteints de maladies même graves sont souvent peu satisfaisantes et que la coopération du patient diminue en fonction de la durée et de la complexité du traitement . Au delà de 3 mois, la coopération chute à 35% et elle est d’autant moins bonne que la compréhension du patient est faible et que les risques ne semblent pas immédiats (cf. les fumeurs) . La coopération est un processus dynamique et hautement individualisé . Le thérapeute qui veut obtenir une bonne réponse des patients doit adopter des stratégies comportementales à chaque patient pour qu’il les applique de façon continue en s’appuyant sur toutes les mémorisations possibles. Plusieurs auteurs insistent sur l’importance de
• la compréhension profonde de l’utilité de la maintenance
• la nécessité de l’efficacité des exercices demandés
• la nécessité des rappels, des répétitions, des séances "éducatives".
En fait, derrière ces problèmes d'ordre pratique qui peuvent sembler simples, se dissimulent des questions fondamentales qui touchent la personnalité biopsychosociale de chacun et qui mériteraient des études transdisciplinaires.

2. LA MAINTENANCE EN PARODONTOLOGIE.
Wilson et co-auteurs précisent dans une étude portant sur 961 patients et s’étendant sur 8 ans, que la maintenance est bonne dans 16% des cas, irrégulière dans 49% et nulle dans 34% . Ces chiffres sont constamment retrouvés dans la littérarure, et sont parfois pires.
Une enquête de l’ADA a montré que 5% seulement des patients surveillés employaient la soie dentaire quotidiennement .
La relation soignant-soigné sera d’autant meilleure que ce dernier pourra parler de lui et être "compris" par le praticien. Quant à celui-ci , il lui incombera d’expliquer de façon simple ce qu’est la maladie parodontale, ses causes, son évolution, en cherchant, non à culpabiliser le patient, mais en insistant sur une "guérison" rendue possible grâce à la coopération du patient lui-même; trop souvent le praticien applique un programme de motivation standard, confié à l’assistante dentaire ou à un projecteur de diapositives, cet enseignement étant considéré comme peu gratifiant. Compte tenu de la place primordiale de la "réponse" du patient dans les décisions thérapeutiques et les résultats à moyen et long termes, l’enseignement des techniques de maintenance devrait au contraire faire l’objet d’un soin et de recherches particuliers.

2.1. La maintenance personnelle :
Celle-ci reste la clé du succès du traitement parodontal. Cependant, aucun moyen n’assure aujourd’hui une élimination totale de la plaque sous-gingivale, d’où la nécessité d’y associer des maintenances professionnelles .
2.1.1. Moyens mécaniques :
Le patient dispose de :
• brosses à dents (manuelles, électriques, ...)
• brossettes inter-dentaire
• fil dentaire (et porte- fil)
• hydropulseurs
2.2.2. Moyens chimiques :
• colorants révélateurs de plaque
• bains de bouche
• pâtes dentifrices, etc…
contenant des fluorures, de la chlorhexidine, des dérivés oxygénés, du sel marin.
Des anti-inflammatoires, des antiseptiques, des antibiotiques, pourront également être prescrits selon les cas. Mais parmi les écueils secondaires possibles aujourd’hui, il y a l’apparition de souches résistantes et/ou de souches pathogènes ou proliférantes.
Remarque : on comprend donc que dans l’état actuel de nos connaissances, la maintenance mécanique personnelle garde la faveur de la majorité des auteurs, en association avec l'utilisation régulière de chlorhexidine.

2.2. La maintenance professionnelle :
La séance de maintenance doit être une procédure de routine standardisée pour éviter les oublis et faciliter les comparaisons dans le temps, permettant ainsi la réévaluation du cas :
• Interrogation du patient : que s’est-il passé depuis la dernière séance ? au niveau bucco- dentaire ?; état général ? ; stress ?
• Examen parodontal :
o état de la gencive : inflammation ou non ? lésions traumatiques (surmaintenance) ?
o sondage des poches : niveau d’attache ; attention toute particulière aux furcations; saignement au sondage (indice de saignement)
o mobilité dentaire (I, II, III, IV)
o contrôle de la plaque avec révélateur, effectué avec le patient devant un miroir .
• Contrôle de l’occlusion (examen fonctionnel)
• Bilan radiographique rétroalvéolaire (1 fois par an) de toute la denture par la technique du long cône avec anneaux de Rinn.
• Comparaison état actuel / état antérieur qui va permettre de dire :
o si l’hygiène est convenable
o si le niveau de l’attache est stationnaire ou non
o s’il y a récidive localisée ou généralisée (espaces interproximaux, furcations)
Après ce bilan, on procèdera, presque toujours :
• à un renforcement psychologique
• à un détartrage-surfaçage
Eventuellement :
• à l’ajustement occlusal
• au planning du traitement des récidives éventuelles
2.2.1. Renforcement psychologique :
Après contrôle en bouche de la technique du patient, on félicitera le patient pour ses bons résultats et on l’encouragera à poursuivre ou bien on lui remontrera les imperfections de ses résultats et de sa technique sans critiquer ni moraliser. On évoquera les difficultés de l’hygiène dentaire et on remotivera le patient en tenant compte dans la mesure du possible de sa personnalité et de ses capacités gestuelles.
C’est un moment parfois désagréable pour le patient et le praticien, qui doit éviter la répétition incrédule ou méprisante.
2.2.2. Maintenance mécanique proprement dite :
• Détartrage-surfaçage
• Polissage
• Ajustement occlusal
2.2.3. Maintenance chimique professionnelle :
En dehors de l’application de pâtes anti-inflammatoires ou antiseptiques (pâte de Keyes), c’est l’irrigation sous-gingivale qui est le plus couramment pratiquée. Quel que soit le médicament employé, l’irrigation est effectuée avec une aiguille mousse montée sur seringue jetable. L’aiguille, qu’on a souvent intérêt à couder, est introduite aussi loin que possible sans saignement ni douleurs . La solution est poussée sous faible pression et doit circuler doucement pendant 40 à 60 secondes dans chaque site.
Dans certains cas, la mise en place dans une poche de dispositifs à diffusion lente de médicaments peut être aussi utile.
2.2.4. Suites de la séance de maintenance professionnelle :
Celle-ci aura permis de faire le point par rapport à la séance précèdente et permet de programmer :
• soit la future séance de rappel de routine
• soit un contrôle ou des soins mineurs à court terme
• soit le traitement des récidives.
S’il s’agit d’un rappel éloigné, le praticien, avec l’accord préalable du patient, pourra rappeler le rendez-vous au patient en temps voulu pour éviter un oubli.

3. FREQUENCE DES RAPPELS.
Celle-ci est fonction :
• de la gravité et de la forme de la maladie
• du contrôle de plaque et de la motivation du patient
• de l’état systémique et psychologique du patient
Dans les mois qui suivent le traitement parodontal, les contrôles seront plus fréquents pour s’assurer de la "stabilisation" parodontale et de la motivation du patient (contrôles mensuels ou bimensuels dans les formes sévères). Chez les patients considérés comme stabilisés (après lésions notables ou importantes) et ayant une hygiène correcte, on peut conseiller avec la plupart des auteurs des contrôles bi-annuels. Les parodontistes anglo-saxons et scandinaves préconisent des rappels tous les 3 mois.L’un de ces contrôles annuels sera une réévaluation complète avec bilan radiologique, telle que décrite précédemment, et qui s’intéressera particulièrement aux "sites à risques" qui favorisent l’accumulation de la plaque : espaces interproximaux étroits, racines concaves, faces distales des dernières molaires, poches profondes, flore agressive, etc…; les signes cliniques suivants, susceptibles d’évolution, attirent l’attention :
• saignement spontané ou provoqué
• perte continue de niveau d’attache (2 mm en 12 mois)
• abcès parodontaux fréquents
Les examens bactériologiques et immunologiques de la plaque et du fluide gingival permettent d’étayer le diagnostic : présence de souches bactériennes supposées pathogènes (A.a, bactéries à pigments noirs, etc...), présence dans le fluide de grandes quantités d’enzymes (élastase, ß-glucuronidase...), mis en évidence par des tests simples (Periocheck®, Evalusite®…)
D’autre part certains comportements neuro-musculaires oro-faciaux, alimentaires ou parafonctionnels pourront aussi favoriser la stagnation de débris et de dépôts dans certaines zones des arcades et entretenir des sites à risques.

CONCLUSION
Ces précautions relativement contraignantes se justifient du fait des tendances récidivantes de la maladie parodontale et de la motivation décroissante de la majorité des patients. La maintenance reste à ce jour un des moyens les plus efficaces de prévenir les récidives de la maladie parodontale.


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