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 les patients souffrant de la coxarthrose

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billa



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Localisation : tizi
Classe : 5ème année, Médecine Dentaire
Inscrit le : 12/10/2010

MessageSujet: les patients souffrant de la coxarthrose    Dim 2 Jan 2011 - 21:08

salam 3likom

j'avait un patient qui souffre de coxarthrose et pour qu'il fait l'intervention au niveau de la hanche ;le medecin

traitant lui demandé de faire des examens sur la cavité buccal (la remise en etat de la cavité buccal)

notre maitre assistan nous a dit q ce type d paients concideré comme patient a risque

et apres cette intervention tout act au niveau de la cavite buccal necessite une antibioprophylaxie

danc il nous a donné ça comme un exposé

svp jai besoin des information sur ce theme

pourkoi sont conciderés comme patients a risk ???

les ATB envisagé pour ces patients avant et apres l'acte dentaire ???

les germes responsables en cas de i'nfection de cette prothese apres un act dentaire ???

et tt ce qu'il concerne la prise en charge dentaire de ces patient

merci bcp et barak ellaho fikooom ^_^
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Salam

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Classe : 5ème année, Médecine Dentaire
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MessageSujet: Re: les patients souffrant de la coxarthrose    Dim 2 Jan 2011 - 21:23

salut, je crois que j'ai vu le patient dont il est question, tout ce que je peux te dire c'est qu'il faut les considérer comme les immunodéprimés, car il sera mis sous anti-inflammatoire (le patient avait précisé que ce ne seraient pas des corticoïdes) à longue durée, il sera donc très vulnérables et une hygiène de vie irréprochable sera imposée à la suite de son opération.
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rosalio

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MessageSujet: La Coxarthrose au cabinet dentaire    Jeu 6 Jan 2011 - 19:44

L'arthrose hanche est un rhumatisme chronique (d’évolution lente) de la hanche qui n'est pas d'origine inflammatoire puisqu'il s'agit d'une arthrose (dégénérescence des articulations, avec déformation et impotence).
La coxarthrose est l'affection la plus fréquente de la hanche.

Les femmes semblent plus atteintes que les hommes.

L'obésité est le principal facteur favorisant.

La coxarthrose se caractérise par la destruction du cartilage coxo-fémoral (cartilage recouvrant la tête du fémur et la cupule se trouvant dans le bassin avec laquelle elle s'articule).

Elle se caractérise également par l'association d'une ostéocondensation (condensation du tissu osseux), et de géodes ( cavité dans le tissu osseux).

Cette affection rhumatologique (spécialité médicale concernant les muscles les articulations) est le résultat d'un déséquilibre entre la résistance du cartilage de l'articulation de la hanche et les contraintes (charges) qui lui sont imposées. Cette résistance dépend de plusieurs facteurs :

* Génétiques
* Immunologiques
* De l'architecture osseuse (dispositions du tissu osseux)
* Mécanique (marche, poids, position etc.)

Le traitement est médical et chirurgical;
-Traitement médical


Le traitement médical vise à diminuer les douleurs et à protéger la hanche malade. En cas de coxarthrose secondaire, il ne doit pas retarder une éventuelle correction chirurgicale des anomalies anatomiques.
• Il existe certaines règles d’hygiène de vie à respecter dont le but est de ménager la hanche pour empêcher une destruction trop rapide : lutter contre la surcharge pondérale, porter une canne du coté opposé à la hanche douloureuse, éviter les marches trop prolongées ainsi que les activités sportives intenses, lutter contre les attitudes vicieuses (lutte contre le flessum de la hanches). L’activité physique n’est pas à bannir mais il faut privilégier les sports comme la natation ou le cyclisme.
• Les traitements antalgiques ou anti-inflammatoires visent à lutter contre la douleur pour préserver une certaine autonomie.
• Les infiltrations locales de corticoïde peuvent aussi calmer les douleurs et améliorer votre qualité de vie mais elles doivent être réaliser avec parcimonie.
• La kinésithérapie a pour but d’entretenir votre force musculaire (principalement vos muscles quadriceps et fessiers) et la mobilité de votre hanche.

-Traitement chirurgical

• En cas de coxarthrose secondaire peu évoluée ou localisée, les interventions chirurgicales conservatrices visent à corriger les anomalies anatomiques existantes pour protéger votre hanche.
• En cas de coxarthrose évoluée et d’inefficacité du traitement médical, une solution plus radicale est souhaitable : la pose d’une prothèse totale de hanche. Ce geste doit être guider par votre gêne fonctionnelle et non par l’usure radiologique de votre hanche. En effet il n’y a pas systématiquement de parallélisme entre ces deux facteurs.

II_ introduction:À l’heure actuelle, la pratique de la pose de prothèses articulaires est courante. Néanmoins les complications infectieuses au niveau de ces prothèses restent un problème. En effet, les conséquences peuvent être désastreuses. une pseudarthrose survient et provoque une déficience squelettique, un raccourcissement des membres et une détérioration physique importante (Salvati 1984).
Dans le pire des cas, l’infection d’une prothèse articulaire peut aboutir à une ostéomyélite chronique, voire à une amputation ou à la mort.
Nous pouvons distinguer les infections opératoires et les infections hématogènes Elles sont dues à la contamination per opératoire qui, elle-même, peut être liée à des conditions d’intervention ou à des foyers infectieux latents chez le patient.
Grâce à l’utilisation de l’antibioprophylaxie préopératoire et à l’évolution des techniques, leur fréquence a baissé depuis ces vingt dernières années.
Les infections hématogènes sont des infections produites à partir d’un foyer à distance de l’articulation opérée. Elles peuvent survenir sans aucun délai de temps après la réalisation de l’arthroplastie.
Elles proviennent de sites d’infections à distance : infection bucco-dentaire, urinaire, de la sphère ORL, respiratoire, cutanée ou autres.
Il serait important d’identifier cette éventuelle étiologie bucco-dentaire afin de proposer des règles thérapeutiques précises.
Chirurgiens orthopédistes, chirurgiens dentistes et stomatologistes sont parfaitement conscients de ce risque, mais celui-ci est difficile à évaluer, beaucoup plus que pour l’endocardite infectieuse. Cette dernière affection a fait l’objet de deux conférences de consensus, la première en mars 1992 ; elle a été révisée en 2002.
Cette différence d’évaluation provient de plusieurs facteurs.
L’endocardite survient chez des patients présentant une cardiopathie préalable ; la pose de prothèses valvulaires ne fait qu’accroître le risque. En revanche, la pose de prothèses articulaires s’effectue souvent sur des sujets ne présentant aucune pathologie générale.
Il en résulte que la littérature médicale, si abondante pour les endocardites, est rare et peu précise en matière articulaire. Ces faits rejaillissent sur les rapports entre chirurgiens orthopédistes et chirurgiens dentistes et stomatologistes. Les premiers demandent aux seconds de rechercher et d’éliminer tout foyer dentaire infectieux
Patent ou latent. Les seconds (chirurgiens dentistes et stomatologistes ) sont pris entre deux feux : élargir les indications et supprimer, outre les foyers évidents, tout foyer qui n’est que suspect et ainsi édenter, peut-être trop largement et inutilement un patient, ou bien être plus économes et voir, en cas d’infection articulaire, leur responsabilité mise en cause.
Trois catégories de patients doivent être distinguées :
¢ Recherche de foyers infectieux d’origine dentaire avant pose d’une prothèse articulaire.
¢ Traitements dentaires ou survenue d’une infection bucco-dentaire chez un sujet porteur d’une prothèse articulaire.
¢ Infection autour d’une prothèse articulaire. Recherche d’une éventuelle étiologie bucco-dentaire.

La conférence de consensus qui eut lieu en 1997 entre l’American Dental Association et l’American Academy of Orthopædic Surgeons conseille simplement :
"Les patients qui doivent subir la pose d’une prothèse articulaire devraient avoir une bonne santé dentaire avant l’intervention et devraient être encouragés à faire effectuer des soins dentaires si nécessaires".

Ces directives peu précises nous obligent à nous retourner vers celles qui ont été émises pour les endocardites infectieuses avec un correctif capital.
Nous verrons plus loin la rareté des infections articulaires, non pas certainement, mais probablement d’origine dentaire et la difficulté d’en faire la preuve. C’est pourquoi il nous semble qu’il faut conserver les grandes lignes des directives émises pour l’endocardite, mais les appliquer avec une sévérité moindre.
Il nous faut distinguer deux catégories de patients : les patients sans risques et les patients à risques d’infection sur prothèse articulaire.
1____ Patients sans risques :
Ce sont des patients qui, en dehors de leur pathologie articulaire, ne présentent aucune pathologie reconnue. Il n’y a aucune contre-indication aux actes dentaires non sanglants.
¢ Bilan préopératoire
Un principe essentiel doit être retenu. Les interventions articulaires sont bien souvent des interventions non urgentes. Ce fait donne toute latitude au praticien pour effectuer les traitements conservateurs, après, bien évidemment, une concertation avec le chirurgien orthopédiste.
Il en existe deux catégories d’actes, non sanglants et sanglants :
¢ Actes non sanglants. Ne sont pas contre-indiqués :
1-Actes de prévention : application de fluor, scellement de sillons
2-Restauration coronaire sur dent pulpée
3-Soins prothétiques
4-Orthodontie : pose d’appareils fixes ou amovibles
5-Prise de clichés radiologiques
6-Traitements endodontiques : les réaliser, si possible, au moins trois mois avant l’intervention articulaire. Extraire la dent si des complications infectieuses aiguës surviennent ; si apparaît un début de lésion apicale : résection apicale et obturation a retro pour les monoradiculées, extraction pour les pluriradiculées.
Reprises de traitements radiculaires : directives équivalentes.
¢ Actes sanglants : étant donné que le sujet est indemne de tare, les indications des traitements antibiotiques n’ont aucune particularité. Un bain de bouche à base de chlorexidine est recommandable avant l’acte opératoire.
Les principales interventions sont les suivantes :
1-Anesthésie locale quelle que soit la technique
2-Mise en place d’une digue (il existe toujours un risque de saignement)
3-Soins prothétiques avec risque de saignement
4-Détartrage avec ou sans surfaçage : le saignement n’est pas toujours évitable
5-Sondage
6-Extractions des dents irrécupérables
7-Amputation radiculaire : intervention contre-indiquée en raison des incertitudes pronostiques
8-Transplantation, réimplantation : même contre-indications
9-Chirurgie périapicale : elle doit être réalisée au moins trois mois avant la pose de la prothèse articulaire. La dent peut être conservée s’il existe après ce délai une ébauche de recalcification, sinon elle doit être extraite.
10-Chirurgie parodontale : Thyne et Ferguson insistent sur le rôle de la maladie parodontale comme facteur d’infection articulaire. Le pronostic des actes de chirurgie parodontale n’étant pas toujours assuré, les extractions ont de larges indications.
11-Chirurgie des tumeurs bénignes de la cavité buccale
12-Ablation postopératoire des sutures
13-Dents incluses à sac péricoronaire ouvert : à extraire
14-Traumatismes : les fractures coronaires extracamérales ne posent pas de problème.
15-Les traitements endodontiques seront pratiqués selon les directives exposées plus haut. Les fractures radiculaires nécessiteront l’extraction.
16- Implants : l’apparition d’une péri-implantite est imprévisible. L’abstention doit être la règle. En revanche, quelle doit être l’attitude vis-à-vis d’implants déjà en place ? Si un implant posé depuis plus d’un an est parfaitement intégré (aucun signe fonctionnel, sertissure gingivale normale, aucune anomalie des contours radiologiques), il peut être conservé. Le moindre symptôme anormal entraîne
sa dépose.
Le bilan préopératoire sera réévalué en fonction du tableau clinique et du suivi bucco-dentaire.
2____ Patients à risques :
___Diabète de type 1 et 2
___Hémophilie
___Dénutrition
___Cancer en évolution
___Insuffisance rénale, hépatique, en fonction du bilan biologique
___Immunodépression constitutionnelle acquise ou d’origine thérapeutique
___SIDA en trithérapie
___Prise de médicaments au long cours (corticothérapie, AINS, chimiothérapie...)
___Polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux
___Valvulopathies (elles ont leurs propres indications thérapeutiques).
¢ Bilan et directives opératoires. Les directives sont évidemment beaucoup plus strictes.
Les règles suivantes peuvent s’appliquer aux dents dépulpées :
-Dents dépulpées à canaux parfaitement traités : à conserver selon les normes de Descrozailles.
-Dents dépulpées à canaux non totalement traités : extraction même en l’absence de lésions périapicales.
-Reprise des traitements radiculaires : contre-indiquée.
Actes non sanglants :
Les traitements endodontiques seront également réalisés, si possible, trois mois avant l’intervention articulaire. Ils se dérouleront sous champ opératoire étanche (digue), en une séance, sur des canaux parfaitement accessibles (principalement les monoradiculées), sous couverture antibiotique.
¢ Actes sanglants : ces actes nécessiteront une antibioprophylaxie. Figurent dans les actes sanglants :
-Anesthésie locale quelle que soit la technique
-Mise en place d’une digue (il existe toujours un risque de saignement)
-Soins prothétiques avec risque de saignement
-Détartrage avec et sans surfaçage
-Sondage
-Extractions : leurs indications sont très élargies au détriment de la chirurgie périapicale et parodontale dont les indications sont quasiment nulles.
III__TRAITEMENTS DENTAIRES OU SURVENUE D’UNE INFECTION BUCCO-DENTAIRE CHEZ UN SUJET PORTEUR D’UNE PROTHÈSE ARTICULAIRE
D’après la conférence de consensus organisée en 1997 entre l’American Dental Association et l’American Academy of Orthopædic Surgeons, la prophylaxie antibiotique n’est pas indiquée chez les patients porteurs de taquets, de plaques et de vis.
Elle ne l’est pas non plus systématiquement pour la plupart des patients porteurs de prothèses articulaires.
Les risques de l’antibiothérapie sont bien connus : troubles digestifs, toxicité, allergie, développement, sélection et transmission d’une résistance microbienne.
Les rapports risque/bénéfice et coût/efficacité ne justifient pas une telle prescription.
La comparaison entre l’infection articulaire et l’endocardite infectieuse n’est pas valable, car l’anatomie, la circulation sanguine, les germes et le mécanisme de l’infection sont totalement différents. Tout patient présentant une infection aiguë orofaciale doit être énergiquement traité par élimination de la source d’infection (incisions et drainages, traitements endodontiques, extractions) et antibiothérapie quand elle est indiquée. Des signes inhabituels au niveau de l’articulation doivent
donner l’alarme : tuméfaction, douleur, chaleur et température.
Si les auteurs condamnent la prophylaxie antibiotique systématique lors des traitements dentaires, ils font une exception pour les patients à risque d’infection sur prothèse articulaire.
Une nouvelle conférence de consensus eut lieu en 2003. Le rapport approfondit les problèmes d’hygiène dentaire. Une remise en état de la denture est conseillée avant l’acte opératoire. Après celui-ci, les règles suivantes doivent être appliquées : brossage rigoureux des dents, hygiène des espaces interdentaires, hydropulseurs.
"Le risque de bactériémie est beaucoup plus important lorsque la cavité buccale présente des zones septiques".
La période critique pour l’ensemencement d’une articulation est celle des deux années qui suivent l’intervention. "Il est probable que les bactériémies buccales sont plus spontanément induites par les événements de la vie quotidienne que par les traitements dentaires. Actuellement, aucune raison scientifique n’impose la nécessité d’une prophylaxie antibiotique avant un traitement dentaire chez un sujet porteur d’une prothèse articulaire".
Les rapports risque/bénéfice et coût/efficacité ne justifient pas une telle mesure.
Malgré cette charge contre l’antibioprophylaxie, les conclusions sont beaucoup plus nuancées : "La décision d’utiliser ou non l’antibioprophylaxie doit revenir au jugement du chirurgien dentiste avec l’accord du chirurgien orthopédiste".
Ces conclusions concordent avec celles de l’Association de thérapeutique dentaire, l’Académie américaine de médecine buccale, la Société britannique de chimiothérapie antimicrobienne.
En résumé, il faut ajouter à la liste des patients à risques :
¢ les patients opérés depuis moins de deux ans
¢ les patients ayant des antécédents d’infection articulaire sur prothèse.


Le Council of Dental Therapeutics, cité par Skiest et Coykendall, confirme ce point de vue : "Les faits sont actuellement insuffisants pour soutenir la nécessité ou l’efficacité d’une prophylaxie antibiotique chez les patients porteurs d’une prothèse articulaire qui doivent subir des soins dentaires".
Pour Skiest et Coykendall, une prophylaxie antibiotique de routine n’est valable qu’en présence d’une infection dentaire sérieuse.
Rothstein s’appuie sur ces conclusions et insiste sur la distinction entre patients à haut risque et à bas risque.
Field et Martin insistent également sur le fait que la prophylaxie antibiotique n’est pas systématiquement justifiée.
Seymour et coll. vont encore plus loin dans leurs conclusions. Les relations entre infections articulaires et traitements dentaires sont douteuses et il n’y a aucune évidence qu’une prophylaxie antibiotique protège de tels patients. La relation entre les traitements dentaires provoquant une bactériémie et les infections articulaires est ténue, et si un germe commensal buccal est impliqué, il peut provenir soit d’une bactériémie spontanée, soit d’une infection dentaire. Les prescriptions antibiotiques recommandées par les chirurgiens orthopédistes n’ont pas été évaluées par une étude randomisée avec contrôle placebo. Il n’existe donc que peu ou aucune raison d’instituer une prophylaxie antibiotique. En outre, le risque de la prescription d’une telle prophylaxie est plus grand que le risque d’une infection articulaire.
En effet pour Seymour, sur 100 000 patients porteurs d’une prothèse articulaire, seulement 30 développent une infection nécessitant son remplacement.
D’un autre côté, la prescription d’antibiotiques serait la cause de 40 cas d’anaphylaxie et de 4 décès.
Cette dernière affirmation est confirmée par Jacobson et coll. Selon ces auteurs, le risque infectieux est minime : 29,3 cas pour 10 millions d’actes dentaires. Le risque de décès par une penicillinothérapie orale est plus grand. Les céphalosporines orales seraient moins dangereuses, mais leur coût est élevé. L’antibiothérapie prophylactique
constitue donc une stratégie coûteuse. L’auteur fait néanmoins quelques concessions pour des cas particuliers.
Little marque les mêmes réticences envers l’antibiothérapie puisque son bénéfice n’est pas prouvé et que les antibiotiques peuvent avoir des effets secondaires. Il n’y aurait d’exception que pour les patients à haut risque.
Thyne et Ferguson ont relevé dans la littérature 21 cas d’infection articulaire éventuellement d’origine dentaire. Dans 3 cas seulement un streptocoque viridans a été décelé dans l’articulation.

Les patients présentaient une maladie parodontale marquée. Ces auteurs citent une étude de Ainscow et Denham qui ont suivi 1 000 patients porteurs de 1 112 prothèses articulaires. Aucun antibiotique ne leur a été prescrit pour couvrir une intervention dentaire ou chirurgicale. Seulement 3 de ces patients présentèrent une infection articulaire toujours associée à une infection cutanée prouvée.
Pour Wahl, seulement 0,5 % des patients porteurs d’une prothèse articulaire sont atteints d’une infection après traitement dentaire.
L’antibioprophylaxie systématique n’est donc pas justifiée pour deux raisons : les risques inhérents à sa prescription, et, notion plus importante pour les américains que les européens, son coût. Wahl, s’appuyant sur Tsevat, insiste sur les nombreux échecs de la prophylaxie antibiotique en cas d’endocardite. Il n’est donc pas certain que les résultats soient meilleurs en pathologie articulaire.
Les conclusions deWahl sont implacables : "Le temps est venu d’arrêter la pratique de la prophylaxie antibiotique pour prévenir l’infection articulaire autour d’une prothèse après intervention dentaire".

Quelle doit donc être l’attitude de l’odontologiste ou du stomatologiste lorsqu’il doit pratiquer un acte ou traiter un accident infectieux chez un sujet porteur d’une prothèse articulaire ?
Antibioprophylaxie, Elle semble rejetée par de nombreux auteurs en raison de son éventuelle inefficacité
et des effets secondaires parfois graves. Il faut noter que les auteurs anglo-saxons paraissent beaucoup plus inquiets de la gravité de ces effets secondaires que les praticiens européens.
Il semble en réalité qu’il soit préférable de la prescrire devant tout phénomène infectieux d’origine bucco-dentaire.
Pour les patients sans risques : les traitements endodontiques pourront être réalisés sous couverture antibiotique sur des dents à canaux parfaitement accessibles.
Extraction au moindre incident. La reprise de traitements radiculaires n’est pas souhaitable.
Anesthésie locale, détartrages, sondages peuvent être réalisés, à l’exclusion de la chirurgie parodontale. La chirurgie périapicale sera également exclue.
Pour les patients à risques : les dents dépulpées à canaux parfaitement traités pourront être conservées selon les normes de Descrozailles. Les traitements endodontiques, sont risqués, les extractions ont des indications très larges.
IV__PROBLÈMES INFECTIEUX AUTOUR D’UNE PROTHÈSE ARTICULAIRE RECHERCHE D’UNE ÉVENTUELLE ÉTIOLOGIE BUCCO-DENTAIRE:
Pour la conférence de consensus entre l’American Dental Association et l’American Academy of Orthopædic Surgeons, une bactériémie d’origine dentaire peut provoquer une infection articulaire, soit précocement après l’intervention, soit de nombreuses années après. La période la plus critique surviendrait deux ans après.
Pour Shrout et coll., les bactéries provoquant la plupart des infections tardives autour des prothèses articulaires n’ont que peu de représentants dans la cavité buccale. Cet auteur cite Howell et Green : sur 2 000 interventions de pose de prothèse de hanche, il n’y a eu que 33 cas d’infection ; un seul a pu être relié à une intervention dentaire.
Skiest et Coykendall font état d’une observation d’infection d’une prothèse de hanche consécutive à une intervention dentaire. Ils rappellent auparavant que la littérature a pu relever un cas d’une telle infection.
Il s’agissait d’un homme de 39 ans atteint de lupus érythémateux traité par corticoïdes, porteur d’une prothèse de la hanche droite et présentant depuis deux jours température, douleur et limitation des mouvements de la hanche. Sept semaines auparavant, algies au niveau de la deuxième molaire supérieure droite qui fut extraite. En raison d’une allergie à la pénicilline, il avait absorbé 2 heures avant l’extraction 3 g d’érythromycine, et 500 mg 6 heures après. De nombreux soins dentaires furent effectués les semaines suivantes avec, avant chaque rendez-vous, prise d’érythromycine.
La prothèse de hanche avait été placée 10 ans auparavant et remplacée 5 ans plus tard en raison d’une infection par staphylocoque doré.
Il fut traité par irrigation, drainage, changement de sa prothèse et céfazoline intraveineuse pendant 6 semaines. L’examen révéla un Streptococcus oralis, qui fait partie du groupe des Streptocoques viridans et qui était résistant à l’érythromycine.
Selon Skiest, 1 million de personnes aux USA sont porteurs de prothèses articulaires. Le taux d’infection est estimé à 0,5 %.
La plupart de ces infections sont dues aux staphylocoques, suivis par le Corynebacterium, les streptocoques β hémolytiques et les anaérobies. Les streptocoques viridans ne sont retenus que dans 2 des cas, et seulement 0,04 % de ces infections reconnaissent une étiologie dentaire. Pour ces raisons, l’antibioprophylaxie systématique n’est pas justifiée pour une intervention bucco-dentaire, sauf en cas d’infection évidente. Cette opinion est confirmée par l’Academy of Oral Medicine et le Council of Dental Therapeutics.

Seymour etWhitworth confirment la distinction entre infection articulaire précoce (dans les 2 mois qui suivent l’opération) et infection tardive. L’infection précoce est la conséquence de l’intervention chirurgicale, l’infection tardive proviendrait d’une dissémination hématogène à partir d’un site infecté lointain. Sur le plan bactériologique,
plus de 66 % des infections articulaires sont provoquées par le staphylocoque et seulement 4,9 % par le Streptococcus viridans d’éventuelle origine buccale.
L’infection autour d’une prothèse articulaire exige un examen bucco-dentaire minutieux.
Faut-il extraire les dents dépulpées ?
Étant donné le peu de fréquence de l’étiologie dentaire prouvée, les dents à canaux parfaitement traités, sans lésion apicale pourront être conservées. Dans tous les autres cas, l’extraction s’impose.
Il faudra surtout profiter de ces extractions pour effectuer une étude bactériologique
des dents extraites. La couverture antibiotique sera prescrite en accord avec le chirurgien orthopédiste.
Selon la conférence de consensus entre l’American Dental Association et l’American Academy of Orthopædic Surgeons, les règles d’hygiène dentaire avant et définitivementaprès l’intervention doivent être strictes : élimination de la plaque, brossage manuel ou électrique, nettoyage des points de contact, utilisations d’hydropulseurs.
la conférence de consensus propose le schéma suivant pour encadrer des interventions dentaires dont Il nous semble en France plus sage de s’inspirer des travaux émis par les conférences de consensus en 1992 et 2002 sur la prophylaxie de l’endocardite infectieuse .
Il faut adjoindre à l’antibioprophylaxie une antisepsie locale préopératoire sous la forme de bain de bouche à la chlorhexidine.
Bender, cité par Descrozailles et coll., "a démontré que certains antiseptiques locaux à base de chlorhexidine appliqués sur la gencive pendant trois à cinq minutes avant l’extraction dentaire réduisent la taille de l’inoculum bactérien après extraction. Il est recommandé de les utiliser en complément de l’antibioprophylaxie à laquelle ils ne
sauraient se substituer en aucun cas."
En postopératoire, un suivi de la température sera demandé à l’opéré dès le lendemain matin et les jours suivants. En cas de température anormalement élevée, le patient devra revoir le chirurgien orthopédiste en consultation. De toute façon, l’opéré sera revu le lendemain de l’intervention. En cas de cicatrisation normale, aucun traitement n’est à envisager. En cas de cicatrisation retardée, déficiente avec caillot en voie de nécrose associée à fétidité, douleurs vives, oedème périmaxillaire, une antibiothérapie complémentaire est mise en place selon la conférence de consensus.
"Lors de certains gestes invasifs en un lieu infecté, il sera nécessaire de prolonger l’antibiothérapie."
En plus de 3 g d’amoxicilline une heure avant le geste opératoire, on complétera par 1 g toutes les 8 heures soit 3 g par jour, plusieurs jours jusqu’à la guérison de la plaie opératoire :
¢ élimination de toute zone nécrotique suspecte
¢ disparition de toute fétidité
¢ disparition d’un oedème périmaxillaire.
Le contrôle de la température devra indiquer un retour à la normale, sinon le chirurgien orthopédiste sera consulté.
En cas d’allergie aux β lactamines, clindamycine ou pristinamycine seront utilisées selon les mêmes principes.
V__CONCLUSIONS
Pour les auteurs américains les infections sur prothèses articulaires sont rares : 30sur 100 000 porteurs de prothèses d’après Seymour. Pour Skiest, 1 million de personnes aux USA sont porteurs de prothèses articulaires. Le taux d’infection est estimé à 0,5 %. L’étiologie dentaire est encore plus rare : 29,3 cas pour 10 millions d’actes dentaires.
Lorsque l’infection sur prothèse articulaire survient, il est, pour ces auteurs, rare de pouvoir prouver la filiation entre cette infection et une étiologie dentaire. Les germes retrouvés au niveau de la prothèse articulaire sont rarement des germes considérés comme facteurs d’infection dentaire. Les streptocoques viridans ne sont retrouvés que dans 2 % des cas et seulement 0,04 % de ces infections reconnaissent une étiologie dentaire (Skiest).

Lorsque l’infection articulaire est déclarée, il est bien évident que les règles sévères seront appliquées. Des extractions sont en général nécessaires. Il serait bon alors d’utiliser la technique du prélèvement par immersion de l’apex pour mettre en évidence les germes retrouvés et les comparer avec ceux décelés au niveau de la prothèse articulaire.

VI__ BIBLIOGRAPHIE
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billa



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MessageSujet: Re: les patients souffrant de la coxarthrose    Dim 23 Jan 2011 - 20:57

rosalio
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je trouve pas le mots ;;vraiment merci bcp bcp bcp bcp
rebi yahefdek
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MessageSujet: Re: les patients souffrant de la coxarthrose    

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les patients souffrant de la coxarthrose
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